UA-140390347-1 Restauration en cours | Château de Bourmont

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Restaurations en cours

2020 - 2021:

Campagne prévisionnelle de travaux pour sauvegarder

la tour St Jean du XVème siècle,

4ème tour de l'ancienne forteresse médiévale

Une restauration devenue urgente: pourquoi?

—La tour Saint-Jean du château de Bourmont est un beau témoignage de ce que fut ce château à la fin du Moyen-Age : une forteresse française aux frontières du duché de Bretagne, lorsqu’il est édifié aux XIVe et XVe siècles.

Cette tour de l’ancienne forteresse, au sud-ouest de l’enceinte médiévale, constituée d’une tour circulaire adossée à une tour de plan rectangulaire, est restaurée et réaménagée au milieu du XIXe siècle, avec la création de pièces carrées, de grandes fenêtres, d’un chemin de ronde avec mâchicoulis et crénelages, entourant une toiture centrale sans doute en ardoises. Il y a environ une cinquantaine d’années, suite aux usures du temps et des intempéries, un quart de la tour s’est effondré sur lui-même. La chute de la toiture a entraîné l’effondrement de l’ensemble des planchers en bois et de la moitié occidentale des murs de la tour circulaire, depuis le chemin de ronde jusqu’au niveau inférieur situé au niveau des douves, sous la terrasse du château.

Lors de cet effondrement, une belle pierre des Rairies de l’époque Renaissance, figurant les armoiries écartelées de François de Maillé de la Tour-Landry (1553-1598), seigneur de Bourmont, chambellan du roi Henri III et du duc d’Alençon, et de Françoise, dite Diane de Rohan, mariés le 3 février 1564, a été ensevelie dans les douves et a été depuis mise à l’abri.

Une restauration méthodique: comment?

Les travaux proposés visent à la sauvegarde de l’ensemble en place de la tour, suivant le principe de la « cristallisation » afin de conserver ce témoignage historique qui contribue à l’unité architecturale du lieu.

L’ensemble des maçonneries doit être stabilisé rapidement car des fissures importantes sont apparues ces dernières années, fissures verticales indiquant des mouvements perceptibles des murs vers les douves. Celles-ci sont axées principalement sur les points faibles que sont les portes, les fenêtres et les mâchicoulis du chemin de ronde. Aussi, si rien n’est fait pour sa sauvegarde, l’effondrement de la tour vers les douves et vers la terrasse du château se poursuivra inexorablement, conduisant à sa ruine complète.

Il s’agit, donc, de protéger les murs par le haut et d’empêcher toutes les entrées d’eau dans les maçonneries des schistes par des arases étanches et des feuilles de plomb (crénelage, chemin de ronde, ébrasement des baies, appuis horizontaux des baies). Il s’agit aussi de refermer toutes les fissures, de remailler celles-ci et de conforter l’intérieur des murs périphériques par la mise en place de coulis de chaux hydraulique naturelle afin de retrouver une cohésion et une densité suffisantes. Les linteaux des baies doivent être recalés, suite aux tassements et déformations dues aux fissures verticales, par la remise en place de linteaux appareillés en tuffeau et par les blocages des tas de charge des maçonneries de schistes.

Enfin, les parois verticales des murs de la tour seront protégées par des reprises d’enduits intérieurs grâce à des panneaux de dégrossi à la chaux aérienne. Les schistes devenus apparents par les intempéries mais aussi les schistes des arrachements des murs dus à l’effondrement seront rejointoyés.

Budget prévisionnel: 190 000 €

Subventions estimées

(Direction Régionale des Affaires Culturelles, Région Pays de Loire et

Département de Loire-Atlantique): 40-50 %

Dons et mécénat: 15 %

Autofinancement: 35-45 %

Ruines de la tour St Jean, quatrième tour de la forteresse, effondrée dans les années 1970

Photos de la vieille tour St Jean, prises vers 1900. Datant du XVème siècle, elle a subi d'importantes restaurations vers 1850.

Sur la photo de droite, au-dessus de la fenêtre, on remarque une pierre Renaissance aux armes des Rohan, premiers propriétaires des lieux à la fin du Moyen-Age.